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La nouvelle responsabilité

La nouvelle responsabilité syndicale

 

Elections après élections, les listes UNSA engrangent de bons résultats. Il faut s’en féliciter bien sur mais aussi mesurer toutes les conséquences qui en découlent.

 

La première, qui saute aux yeux et qui est inscrite dans la loi portant rénovation de la démocratie sociale du 20 août 2008, concerne la légitimité des syndicats. Désormais, il est incontestable que l’audience élective des syndicats fonde leur légitimité.

 

A l’évidence, il sera de plus en plus difficile d’opposer dans l’entreprise les délégués élus et les représentants désignés par les organisations syndicales. Ce conflit de légitimité n’aura plus aucune raison d’être.

Ce qui est valable aujourd’hui pour le secteur privé, le sera très bientôt pour la fonction publique.

 

Forts de la confiance du vote des salariés, les délégués syndicaux seront les représentants du collectif de travail et plus seulement de l’organisation qui les a adoubés.

C’est donc une responsabilité nouvelle qui est en train d’émerger.

C’est cette responsabilité syndicale que nous nous efforçons, pour notre part, d’assumer au niveau national comme dans les entreprises, dans le secteur privé comme dans le secteur public. Et cela est d’autant plus difficile en temps de crise.

 

Sur le terrain de la fonction publique,  plus que la question salariale, c’est l’emploi et les conditions de travail qui génèrent des conflits-comme on l’a vu récemment dans l’administration pénitentiaire et à l’Education Nationale- avec un gouvernement et un Président de la République qui ne veulent rien céder sur le dogme du « non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. » Prévoir 35 000 suppressions de postes dans le budget 2010, c’est entretenir un foyer permanent de tension.

 

Dans les entreprises, notre rôle de syndicat est d’aider le plus efficacement possible les salariés confrontés aux plans sociaux et dans le pire des cas, aux fermetures d’entreprises : Freescale à Toulouse, Barry Callebaut (ex Nestlé) à Dijon, Bénéteau en Vendée et malheureusement la liste est loin d’être close .

 

Dans les régions et les départements, nos militants font aussi un travail important autour des bassins d’emplois frappés par la crise. Ils jouent auprès des collectivités locales, un rôle indispensable d’alerte et de sensibilisation. La journée de mobilisation du 26 mai en a apporté  une preuve supplémentaire.

 

Reste le niveau national. Nous avons très vite compris que cette crise serait longue, dure et que notre principal défi serait de gérer syndicalement la durée. Contrairement aux actions antérieures contre le CPE ou les retraites, cette crise, parce qu’elle est multiforme et frappe toutes les catégories sociales, nous oblige à revoir nos grilles d’analyse et à inventer de nouvelles stratégies d’action.

 

En cela, la réponse syndicale à cette crise doit être globale sur le fond et unitaire dans la forme.

La réponse globale, c’est la plate forme revendicative élaborée le 5 janvier. Cette plate forme, régulièrement évaluée, précisée et complétée est le ciment de notre action.

Les propositions qu’elle contient serraient de peu de poids si elles n’étaient pas appuyées par l’unité d’action syndicale.

C’est la combinaison des deux qui a fait reculer le Président de la République et qui l’a obligé à lâcher du lest le 18 février, lors du sommet social.

 

C’est insuffisant certes ! Raison de plus pour continuer à taper sur le clou avec persévérance, sans s ‘épuiser à suivre des mots d’ordre irréalistes comme l’appel à une grève générale nationale interprofessionnelle, dont nous savons tous qu’il s’agit uniquement d’une posture.

 

Pour l’UNSA, un syndicalisme qui situe son action dans la logique d’un compromis négocié, loin d’être un renoncement, constitue un progrès.

 

Edito d’Alain OLIVE Secrétaire général

Extrait d’Unsa Magazine n°118 Juin 2009

 

Retraite par points,...

Le Conseil d'orientation lance le débat sur la retraite par points

 

[ 30/06/09  ]

Le Conseil d'orientation des retraites étudie l'impact d'un passage du régime actuel par annuités cotisées à un système par points. L'exécutif privilégie le report de l'âge légal du départ, qui permet des économies plus rapides.

 

A la demande des parlementaires de la majorité, le Conseil d'orientation des retraites (COR) entame demain l'examen d'un sujet hautement sensible. L'organe de concertation va examiner l'impact d'une réforme d'envergure du système de retraite, qui le ferait passer du régime actuel, en annuités cotisées, vers un régime par points. Le rapport qu'il publiera d'ici au 27 janvier sera l'une des bases du débat qui va s'ouvrir sur la réforme annoncée la semaine dernière par Nicolas Sarkozy pour la mi-2010. Le passage à un système par points, déjà en vigueur pour les retraites complémentaires (Arrco-Agirc), avait été soutenu par François Bayrou lors de la campagne présidentielle, et est défendu par une partie du PS.

 

« Un élément du débat »

 

Mais la volonté de Nicolas Sarkozy d'accélérer le calendrier change la donne et rien n'indique que c'est cette voie-là qui sera suivie. Depuis deux semaines en effet, le gouvernement insiste surtout sur l'âge légal du départ à la retraite, considéré comme trop précoce pour permettre l'équilibre à long terme du système, et sur la durée de cotisation, qu'il faudra allonger. Or, le système par points n'induit pas forcément de repousser l'âge de départ. C'est avant tout un mode de calcul différent, qui permet, en théorie, de piloter plus facilement le régime en tenant compte de l'espérance de vie et de mieux « coller » à la réalité des cotisations (lire ci-dessous). « Le rapport sur les systèmes par points n'est qu'un élément du débat, qui permettra surtout d'avoir des projections actualisées sur la situation financière des régimes tenant compte de l'impact de la crise, estime Bernard Devy (FO). Il pourrait très bien n'être qu'un rideau de fumée. »

 

Principale difficulté : le passage à un système par points, très complexe, ne pourrait être envisagé avant 2012 (les parlementaires de l'UMP avaient d'ailleurs demandé au Conseil d'orientation des retraites de travailler dans cette perspective) et il faudrait prévoir une longue période de transition, génération par génération. Au final, les éventuelles économies ne seraient pas visibles avant plusieurs décennies, alors que les déficits sont énormes dès aujourd'hui (7,7 milliards cette année pour le seul régime de base des salariés du privé). Repousser l'âge légal au-delà de 60 ans permettrait d'obtenir des économies immédiates.

 

Gagnants et perdants

 

Autre inconvénient : le passage à un régime par points ferait beaucoup de gagnants et de perdants, même sur la base d'une réforme neutre financièrement (lire ci-dessous). Enfin, la réforme ne pourrait concerner, dans un premier temps au moins, que le régime de base des salariés du privé, géré par la CNAV, avant d'être étendu à la fonction publique et aux régimes spéciaux.

 

VINCENT COLLEN, Les Echos

 

Lire également l'éditorialde Dominique Seux page 16.

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Un lien plus direct entre les cotisations et le montant des pensions

 

[ 30/06/09  ]

Le système par points permet un pilotage plus souple des régimes de retraite. Mais il modifierait profondément les situations individuelles des assurés, au détriment des femmes et des salariés aux carrières non linéaires.

 

Le système de retraite par points est très différent du régime de base actuel pour les salariés du secteur privé, fondé sur les annuités. Dans un tel système, les cotisations apportent des points d'une certaine valeur, qui déterminent, au moment de la retraite, le montant des pensions. « Il existe donc une relation directe entre le montant de la retraite et les cotisations versées », résume le Conseil d'orientation des retraites (COR). L'avantage d'un tel mécanisme est qu'il permet, en théorie, un pilotage plus souple. Pour éviter un déficit, il suffit de baisser la valeur du point. Le montant de la pension n'est donc aucunement assuré. Autre différence clef : le système tient compte de la totalité des carrières - et non des 25 meilleures années comme dans le régime actuel. Toujours en théorie, il n'est pas besoin de fixer un âge légal de départ. En réalité, la quasi-totalité des régimes par points en vigueur dans d'autres pays reposent aussi sur une limite d'âge. Le pilotage peut ensuite être affiné : en Suède, au moment du départ, le montant de la pension est ajusté en tenant compte de l'espérance de vie (lire ci-contre).

 

Disparité

 

Les simulations réalisées pour le COR montrent qu'une telle réforme provoquerait de profonds bouleversements, même en laissant inchangée la pension moyenne versée aux assurés (et donc le déficit). L'intérêt de l'exercice est donc de montrer l'impact sur les situations individuelles. L'immense majorité des futurs pensionnés (90 %) subiraient une modification du niveau de leur retraite : près de 40 % des assurés partant à la retraite en 2050 auraient une pension plus faible dans le régime à points, de 10 % en moyenne. A l'inverse, 50 % des futurs retraités seraient « gagnants », avec une pension supérieure de 20 % environ.

 

Les personnes qui ont eu des carrières longues seraient pénalisées (car on tiendrait compte de tous leurs salaires), surtout si elles avaient démarré avec de faibles rémunérations. A l'inverse, ceux qui ont peu évolué, et qui ont un salaire plus modeste, seraient gagnants. Les femmes seraient défavorisées (41 % de gagnantes, 46 % de perdantes) : leur pension moyenne serait plus faible d'un peu moins de 1 % en 2050. Celle des hommes serait plus élevée de 4 % par rapport au régime actuel. Une disparité largement due à la façon dont sont comptabilisés les droits familiaux.

 

V. C., Les Echos

 

Une voie suivie dans plusieurs pays

L'Allemagne, l'Italie et la Suède ont mené des réformes d'ampleur de leur système de retraite. Démarrées dans les années 1990, elles font basculer progressivement leur régime vers des systèmes à points ou en « comptes notionnels ». Les cotisations sont stabilisées à un niveau déterminé. En Suède, le niveau des pensions par rapport aux salaires (taux de remplacement) n'est pas fixé. Un objectif est visé, avec une hausse de l'âge de liquidation (61 ans au minimum). Plus le départ à la retraite est tardif, plus la pension est élevée. Une contrainte d'équilibre financier prévisionnel est fixée. Le montant des pensions est modulé en fonction de l'espérance de vie d'une génération.

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DOMINIQUE SEUX

La retraite sans Graal

[ 30/06/09  ]

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Dans le débat sur les retraites qui s'annonce pour l'année 2010, il y a au moins deux certitudes. La première est qu'il sera suivi de très près par les Français parce qu'il les concerne directement, mais qu'il en exaspérera beaucoup aussi parce que ce sera le quatrième épisode d'une série déjà commencée en 1993, continuée en 2003 et poursuivie en 2008. La seconde est que, tant qu'à faire, puisque le mécontentement est probable, autant que tous les scénarios soient sur la table pour montrer qu'aucune piste n'est écartée. C'est l'idée de départ du Parlement, qui a demandé au Conseil d'orientation sur les retraites d'étudier les incidences et les mérites du basculement du système de retraite français fonctionnant par annuités cotisées vers un système par points. Las, l'analyse préliminaire du COR conclut que, pour intéressante qu'elle soit, cette piste n'est pas une solution miracle. Sur le papier, le système par points, adopté par plusieurs de nos voisins, permet de piloter plus aisément le système au fur et à mesure qu'évolue l'espérance de vie - les retraites complémentaires fonctionnent déjà ainsi. Il a un autre avantage évident : la lisibilité. Il écarte enfin l'idée d'un âge couperet. Le patronat, une partie de la droite mais aussi Ségolène Royal ont défendu ou défendent cette réforme. Le problème, indique le COR, est qu'elle ne permettrait des économies qu'à long terme et qu'elle créerait des « gagnants » et des « perdants ». Dont acte. Si ces conclusions encore balbutiantes sont confirmées, le report de l'âge légal de la retraite apparaît du coup comme l'hypothèse la plus crédible. Quoi qu'il en soit, une idée centrale du système par points ne devrait pas être oubliée : le lien clair entre les cotisations versées et le montant de la pension.

 

Lire nos informations page 4.

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Mardi 17 novembre 2009

Le gouvernement désigne seize élus locaux chargés de convaincre les Français

publié le 16 novembre 2009

Le gouvernement a présenté le 16 novembre les seize élus locaux - douze hommes et quatre femmes - chargés de faire la promotion de la réforme des collectivités territoriales auprès de leurs collègues élus et du grand public. Jean-Patrick Courtois, rapporteur au Sénat du projet de loi qui sera débattu à la mi-décembre, et Dominique Perben, qui devrait en être le rapporteur à l'Assemblée nationale, étaient jusqu'à présent les principaux "VRP" de la réforme, avec une soixantaine de réunions publiques à leur actif. Pour amplifier leur action, ils ont créé autour d'eux "une petite équipe de choc", selon les termes du ministre de l'Intérieur. Cette "task force" est représentative de tous les types de collectivités, mais aussi de la diversité des régions. On y trouve de grands élus, comme Maurice Leroy, président du conseil général du Loir-et-Cher et vice-président de l'Assemblée nationale, ou Serge Grouard, député-maire d'Orléans. A leurs côtés figurent des hommes et des femmes moins connus, comme Annie Genevard, maire de Morteau, ou Aurélien Pradié, conseiller général du Lot.
"L'objectif de la réforme est de faire plus simple pour moins cher", a résumé Dominique Perben, en présence de trois ministres. Les conseillers territoriaux qui seront élus en 2014 devront favoriser une meilleure articulation des actions des conseils général et régional qui, indique le gouvernement, "dépensent 17 milliards d'euros chaque année dans des champs de compétence partagée, sans que l'on sache précisément qui fait quoi".
Deux fois moins nombreux que les élus en place aujourd'hui, les conseillers territoriaux permettront une économie de 72 millions d'euros par an et ils seront "beaucoup plus influents", a expliqué Brice Hortefeux. Le ministre a confirmé qu'ils seraient élus au suffrage uninominal à un tour avec une dose de proportionnelle de 20%, dans le cadre de cantons modifiés. C'est un mode de scrutin "simple et profondément démocratique", a-t-il estimé. "Cette réforme correspond à une attente très profonde de l'opinion publique de notre pays", a souligné le secrétaire d'Etat aux Collectivités locales. "Le grand public espère qu'on ira jusqu'au bout de la réforme", a déclaré de son côté Jean-Patrick Courtois, pour qui les Français "en ont assez des difficultés engendrées par le millefeuille". Maurice Leroy en a conclu qu'"il y a une différence entre ce qu'on raconte à l'ADF dans le confort de la rue Duguay-Trouin [siège de l'ADF à Paris] et sur le terrain".

 

Par Unsa Inter-co 35 Territoriaux
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Mardi 10 novembre 2009

Identité nationale : un débat qui ne nous paraît pas indispensable aujourd'hui

Curieusement, en pleine crise économique et sociale, le ministre Éric Besson vient de lancer un débat sur l'identité nationale. Les préfets sont ici ou là, en train de solliciter les organisations syndicales pour y participer.

Sur un tel sujet qui est non seulement compliqué, mais lourd aussi de polémiques sur d'arrière-pensées politiques, l'UNSA demande à ses unions territoriales de s'abstenir d'y participer.

En cette période de difficultés matérielles accrues, pour toute une partie de nos concitoyens, l'UNSA et ses militantes et militants ont d'autres priorités à gérer. Un tel débat ne nous paraît donc pas indispensable dans un tel contexte.

Outre-mers : 137 mesures et après ?

Le vendredi 6 novembre dernier, le président de la République a présenté les mesures prise en Comité interministériel de l'outre-mer. Elles sont sensées vouloir répondre aux événements qui se sont déroulés en ce début d'année. Au-delà du catalogue et de l'exercice de communication que doit-on, et surtout, que peut-on, en retenir ?

Les grèves et manifestations qui ont eu lieu étaient l'expression d'un ras-le-bol social des travailleurs. Dans la rue, ils demandaient une prise en compte de leur situation et souhaitaient des réponses sociales. Quelques mesures avaient été prises, par le biais d'accords négociés (et signés) au cours de cette période. Elles n'ont malheureusement pas donné tous leurs effets et la situation s'est plutôt dégradée pour la vie de tous les jours des plus défavorisés. Aussi, les attentes étaient fortes, teintées cependant de pessimismes, en ce qui concerne celles qui devaient être prises en Comité interministériel, ce dernier devant tenir compte des résultats des États généraux qui ont eu lieu dans tous les Outre-mers au cours de ces derniers mois.

Que retenir de ces 137 mesures annoncées ? D'une part que la réponse à l'urgence et à la demande sociale n'est pas au rendez-vous. Sous réserve d'inventaire plus approfondi ou d'annonces retardées, il n'y a rien. D'autre part que quelques réponses à nos revendications sont avancées, mais elles demandent des moyens et là on peut s'interroger sur les mises en oeuvre.

La reconnaissance de la représentativité des syndicats locaux ? Pourquoi pas. Mais alors, il y a nécessité de discuter tant de la présence des syndicats dans les très petites entreprises qui représentent plus de 80% du tissu entreprenarial que de la structuration par branches ou encore de l'application des conventions collectives nationales, voire même de la conditionnalité des aides.

L'obligation de scolarité dès 3 ans pour les enfants non-francophones ? Que se cache t-il derrière le terme ? Qui fera la différence ? Quels sont les moyens mis en place alors que le taux d'accueil des enfants en maternelle est inférieur à 10% et que des fermetures de postes sont déjà annoncées.

Il en est de même sur la volonté de réduire de moitié le différentiel existant avec l'hexagone en matière de taux d'illettrisme : quid des mesures d'accompagnement à la fois dans et hors de l'école ?

Enfin sur la préférence régionale, si nous sommes satisfaits d'entendre qu'à compétences égales, le choix doit se faire pour un natif de l'Outre-mer, cette mesure ne semble concerner que la Fonction publique et on peut s'interroger sur son application dans le secteur privé.

Chute du mur de Berlin : pour l'UNSA, un formidable évènement

Pour l'UNSA, profondément attachée au respect des droits de l'Homme, ce 20ème anniversaire de la chute du « mur de la honte » résonne encore et toujours comme un immense espoir de paix, de liberté et de démocratie. Ce mur érigé par la RDA une nuit d'août 1961 pour empêcher ses habitants de fuir vers l'Ouest va constituer pendant près de trois décennies le plus fort symbole d'une Europe déchirée par la guerre froide. Présenté par la propagande comme « un mur de protection antifasciste », il est une atteinte fondamentale aux droits de l'Homme et un énorme aveu d'échec pour les régimes communistes.

La révolte gronde depuis longtemps pour ces peuples qui ont souffert sous la férule de régimes totalitaires : Berlin 53, Budapest 56, Varsovie et Prague 68. Enfin, l'année 89 voit se succéder les « révolutions de velours » en Europe de l'Est... Ce grand moment de tension, de danger où tout peut basculer d'un instant à l'autre va voir, le 9 novembre, la chute du mur de Berlin et plus tard la réunification allemande. La destruction du mur signifie la fin d'une tragédie, la fin d'une Europe coupée en deux et la victoire des peuples sur la dictature. Quelle vraie révolution que celle qui voit des peuples disposer d'eux-mêmes!

L'UNSA reçue par la secrétaire d'État aux Aînés

Une délégation conduite par Alain Olive a été reçue par Nora Berra, secrétaire d'État aux Ainés le 4 novembre 2009.

La délégation a rappelé les positions et propositions de l'UNSA sur les grands problèmes rencontrés par les retraités et les personnes âgées et tout particulièrement la prise en charge de la perte d'autonomie.

Nous avons souligné l'urgence d'engager une concertation avec l'ensemble des partenaires, notre attachement au rôle prépondérant de l'État et aux responsabilités respectives de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) et des conseils généraux.

La ministre a indiqué que la concertation débuterait au printemps 2010 et que ce dossier serait traité séparément de la question des retraites. Par ailleurs, il n'est pas dans ses intentions de modifier les responsabilités actuelles de la gouvernance. En ce qui concerne le financement, nous avons fait part de notre opposition au recours sur patrimoine et à des financements privés. Pour la ministre, ces deux questions seront en débat.

Donc ce dossier sera très prochainement d'actualité.

Installation du conseil de la CNAMTS

Roselyne Bachelot a installé le 6 novembre, le conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés.

A cette occasion, elle a lancé les débats de la prochaine convention d'objectif et de gestion 2010-2012 entre la CNAMTS et l'État. L'occasion pour l'UNSA, représentée par François Joliclerc, désigné comme personne qualifiée proposée par l'UNSA, de réaffirmer les préoccupations de l'UNSA en matière d'assurance maladie, notamment en ce qui concerne l'accès aux soins pour tous.

Michel Régereau (CFDT) a été réélu président du conseil.

François Joliclerc a été nommé (à l'unanimité) président du conseil d'administration de l'IRDES (Institut de recherche et de documentation en économie de la santé).

Pour une Europe plus sociale avec le traité de Lisbonne

L'UNSA, avec la Confédération européenne des syndicats (CES), attend l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne le 1er décembre prochain, tout particulièrement de ses dispositions sociales et notamment des droits garantis par la Charte des droits fondamentaux qui est désormais intégrée.

Les avancées du traité doivent à présent être appliquées pour renforcer la dimension sociale de l'Europe dans le nouveau cadre d'une « économie sociale de marché » qui remplace « une économie de marché ouverte où la concurrence est libre », ancienne formule du traité de Nice.

Nous demandons avec insistance que cette nouvelle perspective se traduise en actions concrètes afin de lutter contre la crise. Nous revendiquons des mesures significatives pour l'emploi et contre le chômage notamment des jeunes, pour les services publics et les systèmes de protection sociale, pour un marché du travail européen doté de règles communautaires.

L'UNSA condamne avec la plus grande fermeté les dérogations à la Charte des droits fondamentaux consenties à la Pologne, au Royaume-Uni et à la République tchèque.

Consultez le site « l'UNSA et l'Europe » sur la page d'accueil du site UNSA : http://europe.unsa.org/

20 novembre 2009 : grand concert des droits de l'enfant

Solidarité Laïque, dont l'UNSA est membre, organise le 20 novembre prochain au Cirque d'Hiver Bouglione à Paris, un grand concert à l'occasion du 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Ce concert exceptionnel clôture la grande tournée menée depuis deux ans par Dominique Dimey avec son spectacle « Ouvrez vos mains! » à travers la France et à l'étranger avec Solidarité Laïque et l'association « C'est le droit des enfants! » dans le cadre d'une action d'éducation à la solidarité et aux droits des enfants dans le monde.

Ratifiée le 20 novembre 1989 par 191 pays à l'exception des États-Unis et de la Somalie, cette convention a été un grand progrès pour des millions d'enfants. Elle leur a apporté la reconnaissance et la protection de leurs droits fondamentaux. Mais beaucoup reste à faire : 260 000 enfants meurent chaque jour de faim, de par la guerre etc. 90 millions n'ont pas accès à l'éducation, 100 millions vivent dans la rue, 400 millions travaillent dans des conditions indignes. Dans notre pays, 2 millions d'enfants vivent sous le seuil de pauvreté.

Avec Dominique Dimey, Nicole Croisille, Rufus, Jacques Higelin et les enfants de partout....

Réservez vos places en ligne : http://www.solidarite-laique.asso.fr/

Par Unsa Inter-co 35 Territoriaux
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Mardi 3 novembre 2009

UNSA-Infos - Numéro 490  -  3 novembre 2009

 

http://www.unsa.org/

 

 

Salaires, emploi, fiscalité, inégalités sociales :

 

L’intersyndicale actualise sa plateforme revendicative

 

L’intersyndicale (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FSU, Solidaires et UNSA) s’est réunie le lundi 26 octobre. Les sept organisations ont convenu de préparer une analyse et une déclaration commune à adresser aux parlementaires concernant le Budget 2010.

 

Elles se sont données trois semaines de travail pour actualiser la plateforme revendicative, notamment sur les salaires, l’emploi public et privé, la fiscalité, les inégalités sociales.

 

Elles souhaitent rester unies dans ce contexte de crise sociale et se retrouveront le lundi 30 novembre pour préparer ce document et définir ensemble les moyens d’action pour obtenir des réponses sur ces questions du patronat et du gouvernement.

 

 

L’UNSA reçue à l’Assemblée nationale sur le projet de loi de finance 2010

Une délégation composée de Christine Dupuis et de Bernard Poix a été reçue à l’Assemblée nationale par M. Liebgott, député socialiste de Moselle, sur le projet de loi de finance (PLF) 2010 et notamment sur le volet emploi.

 

Au cours de cet entretien, l’UNSA a réaffirmé que ce projet de budget ne répondait pas aux enjeux posés par la crise. En effet, pour l’UNSA, la crise n’est pas terminée tant que les embauches ne sont pas reparties. Créer des emplois, c’est diffuser du pouvoir d’achat, c’est augmenter la demande envers  les entreprises grâce à la consommation et enfin c’est stimuler l’investissement.  Cependant, on voit se pérenniser dans le PLF une politique volontariste qui répond à la crise par la compression des  effectifs et des salaires et l’assèchement des services publics. Une politique qui élude la crise sociale.

 

L’UNSA ne néglige pas le problème de la dette publique mais, dans cette période de transition, le plus important est d’actionner les moteurs de la reprise : la consommation des ménages et l’investissement. L’UNSA a rappelé sa position favorable au financement d’investissements publics par l’emprunt. Elle a rappelé que l’inaction dans ce domaine entraîne des retards difficiles à combler et se paye souvent beaucoup plus cher par les conséquences de la dépendance extérieure qu’elle crée.

 

 

Élections professionnelles : UNSA Transports, les bons résultats continuent

Les élections professionnelles ont eu lieu le 20 octobre au sein de City One Airport sur l'Aéroport de Roissy CDG, une entreprise de 180 salariés. L’UNSA emporte deux sièges au comité d'entreprise. Avec 16,82 % l'UNSA est parmi les trois syndicats qui restent représentatifs dans l'entreprise. A noter : CFTC, CFDT et CGC ne sont plus représentatives.

 

 


Après l’adoption du texte par le Sénat

Service civique volontaire : l’UNSA renouvelle ses interrogations

Le Sénat vient d’adopter un texte instaurant un service civique volontaire pour les jeunes à partir de 16 ans.

Le texte prévoit que les jeunes volontaires effectueraient « une mission d’intérêt général », principalement auprès des associations ou des ONG pour une durée de 6 à 24 mois. Une indemnisation mensuelle de 650 euros leur serait accordée.

Pour l’UNSA, ce dispositif ne doit pas être détourné en emplois au rabais déguisés. Il faudra veiller à ce que celui-ci soit intégré dans un parcours professionnalisant.

Le service civique volontaire devra être bien cadré. Il faut entre autres pour pouvoir bénéficier de ce dispositif qu’un âge maximal soit clairement énoncé.

De plus, il conviendra de bien s’assurer que le service  civique volontaire soit ouvert à tous les jeunes et ce quels que soient leurs lieux de résidence, leurs milieux sociaux d’origine ou encore leurs niveaux d’étude.

Pour l’UNSA, la mise en place d’un tel dispositif ne doit pas masquer les difficultés des associations et des ONG qui subissent une baisse importante des subventions.

 

 

Une délégation intersyndicale reçue au ministère de l’immigration

Les représentants de l’UNSA, de la CFDT, de la CGT, de la FSU et de l’Union syndicale solidaire ont participé à plusieurs réunions de travail avec le cabinet du ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, en réponse à la lettre adressée au Premier ministre le 11 octobre dernier demandant une circulaire de régularisation des salariés sans-papiers. Cette lettre demande que la circulaire définisse des critères améliorés et simplifiés de régularisation.

Ces réunions ont permis de faire un point exhaustif sur les dispositions légales existantes, qui sont nombreuses et complexes. L’objectif est d’en tirer un mode d’emploi précis devant servir de base à un traitement équitable et unifié dans toutes les préfectures afin de faciliter la régularisation.

Un certain nombre de questions ont été prises en considération, mais d’autres sont encore en cours de discussion, notamment celle des salariés qui travaillent dans l’intérimaire et dans les métiers de la prévention et sécurité.

L’UNSA qui a toujours demandé la création de « passerelles » permettant aux salariés, sans papiers déclarés, de sortir des « situations irrégulières », considère que ce travail va dans le bon sens. Une nouvelle réunion est prévue.

 

Confédération européenne des syndicats

Déclaration sur la politique économique et plan de bataille

L’UNSA partage pleinement la déclaration sur la politique économique adoptée par le comité exécutif de la CES des 20 et 21 octobre dernier. Contrairement aux ministres des Finances des États membres, la CES considère qu’il faut assurer une forte relance pour sortir de la crise de l’emploi et du chômage. Elle propose donc un plan européen d’investissement de 1% du PIB sur trois ans. Elle demande un agenda social fort et met en garde contre les stratégies de sortie de crise qui s’attaqueraient aux marchés du travail et aux systèmes de protection sociale.

C’est ce message qui a été porté lors du sommet social tripartite qui a précédé le dernier Conseil européen.

Au-delà et afin de passer à l’offensive, la CES prépare un plan de bataille sur l’emploi et le chômage des jeunes, sur les services publics et les systèmes de protection sociale, sur le marché européen du travail. Ce plan sera finalisé lors du comité directeur élargi du 19 novembre.

En vue du sommet mondial de Copenhague, le comité exécutif a approuvé une résolution sur le changement climatique, les nouvelles politiques industrielles et les sorties de crise. Il a également pris position sur la régulation des marchés financiers.

Consultez le site ««l’UNSA et l’Europe»» sur la page d’accueil du site UNSA http://europe.unsa.org/

 

 

 

Expression Directe - 2 minutes

Vendredi 6 novembre 2009 vers 22h30  sur France 5

Samedi 7 novembre 2009 vers 18h20 sur France 3

« Défendre les emplois, protéger les salariés »

Retrouvez les documents vidéo et audio de l’UNSA sur : http://www.unsa.org/?-Media-.html
Par Unsa Inter-co 35 Territoriaux - Publié dans : UNSA INFOS Nationales
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Lundi 2 novembre 2009

Fonction publique

Accord sur la création de CHSCT dans les collectivités de plus de 50 agents

publié le 28 octobre 2009 Localtis.info

La dernière réunion de négociation sur le thème de la santé et de la sécurité au travail a donné lieu le 27 octobre à de nouvelles évolutions du projet d'accord sur lequel les organisations syndicales et les employeurs publics vont se prononcer dans les semaines à venir. L'union syndicale Solidaires est l'un des syndicats les plus critiques. Eric Beynel, son porte-parole, note "quelques avancées", comme la reconnaissance du fait que les risques psychosociaux peuvent être liés à l'organisation du travail. "Lorsque l'on établira le document unique avec les responsables de l'administration, ceux-ci ne diront peut-être plus que les troubles psychosociaux, ça n'existe pas", se réjouit-il. Mais, globalement, le document est "un catalogue de bonnes intentions n'accordant pas de réels moyens aux acteurs chargés de la santé au travail", poursuit-il. Il regrette que les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ne soient pas dotés de véritables pouvoirs et redoute que la pénurie de médecins du travail ne perdure.
A la CGT Fonction publique, Thierry Durin, responsable national, est plus modéré dans son jugement. Pour lui, les CHSCT disposeront de pouvoirs d'enquête dignes de ce nom. Mais il voit particulièrement deux points faibles: la faiblesse des propositions concernant la fonction publique hospitalière et la tenue de deux réunions du CHSCT, un minimum jugé très insuffisant.
Le document final prévoit que des CHSCT seront créés dans les collectivités de plus de 50 agents. Pour ce qui est des plus petites collectivités, "une réflexion sera menée sur le rôle des centres de gestion dans la mise en place des instances".
L'Unsa et la CGC devraient signer ce protocole d'accord. La décision des autres organisations est encore incertaine. Si accord il y a, des groupes de travail seront créés pour élaborer des projets de décrets. Les dispositions nécessitant une modification de la loi seront ajoutées au projet de loi de modernisation du dialogue social dont l'examen parlementaire est prévu pour le premier semestre 2010.

 

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Mardi 27 octobre 2009

Retraite : l'âge de départ augmente dans la fonction publique

[ 23/10/09  - 13H26  ]

Les fonctionnaires partent de plus en plus tard à la retraite. L'âge moyen du départ a atteint 59 ans et cinq mois l'an dernier dans la fonction publique d'Etat, les femmes partant presque un an plus tard que les hommes.  

Les fonctionnaires partent de plus en plus tard à la retraite. L'âge moyen du départ a atteint 59 ans et cinq mois l'an dernier dans la fonction publique d'Etat, les femmes partant presque un an plus tard que les hommes. C'est l'effet de la réforme de 2003 : la durée d'assurance requise pour bénéficier d'une retraite à taux plein est passée de 37 ans et demi à 40 ans, et va progressivement atteindre 41 ans. L'évolution de l'âge de départ est plus rapide que dans le privé, où le dispositif de départ anticipé a joué pleinement entre 2003 et 2008. L'âge de départ des fonctionnaires reste néanmoins inférieur, car de nombreux personnels classés en catégorie active peuvent partir avant 60 ans (policiers, infirmières, etc.). Les dépenses de l'Etat pour les retraites des fonctionnaires devraient atteindre 46,7 milliards d'euros l'an prochain, soit 1 milliard de plus qu'en 2009. Une progression (+ 2,1 %) plus faible que précédemment (+ 3 % à + 5 % par an) en raison d'une inflation quasi nulle.

 


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Lundi 19 octobre 2009
Frais de déplacement des fonctionnaires


– Modalités de règlement Les fonctions essentiellement itinérantes à l'intérieur d'une commune peuvent être indemnisées sur une base forfaitaire aux fonctionnaires. Les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements des personnels territoriaux sont régies par le décret n° 2001-654 du 19 juillet 2001 qui renvoie, sous réserve de dispositions spécifiques mentionnées expressément dans le décret, aux dispositions réglementaires applicables aux agents de l'État. Le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 définit les modalités régissant les déplacements temporaires des agents de l'État. Celui-ci dispose que le moyen de transport qui doit être retenu, lors d'un déplacement de l'agent, est celui présentant le tarif le moins onéreux. Lorsque l'intérêt du service le justifie, il peut être adapté à la nature du déplacement et l'usage d'un véhicule personnel peut être retenu sur autorisation. Cette disposition est reprise pour la fonction publique territoriale à l'article 15 du décret du 19 juillet 2001 précité selon lequel l'autorité territoriale peut autoriser l'usage d'un véhicule personnel quand l'intérêt du service le justifie. Le remboursement des frais engagés par l'agent intervient soit sur la base du tarif de transport public de voyageurs le moins onéreux, soit sur la base d'indemnités kilométriques dont les taux sont fixés par arrêté conjoint du ministre chargé de la fonction publique. Le montant des indemnités kilométriques est fixé par l'arrêté du 3 juillet 2006 en fonction d'une part de la catégorie du véhicule et d'autre part du nombre de kilomètres effectués. Une revalorisation de ces indemnités est intervenue par l'arrêté du 26 août 2008 à hauteur de 10,7%. Une disposition spécifique, figurant à l'article 14 du décret du 19 juillet 2001 précité, s'applique en outre aux agents territoriaux et concerne les fonctions essentiellement itinérantes à l'intérieur d'une commune qui peuvent alors être indemnisées sur une base forfaitaire. Il revient, en premier lieu, à l'organe délibérant de définir les fonctions essentiellement itinérantes au sein de la collectivité ou de l'établissement public. Les agents exerçant les fonctions ainsi déterminées peuvent percevoir une indemnité forfaitaire annuelle, fixée au maximum à 210 euros par l'arrêté du 5 janvier 2007. Pour les autres agents, leurs déplacements temporaires au sein de la commune peuvent être remboursés selon le dispositif de droit commun. Plus généralement, il est rappelé que l'usage par un agent de son véhicule personnel, à l'occasion de son activité professionnelle, doit répondre à l'intérêt du service. L'agent doit alors être indemnisé en conséquence, au vu des dispositifs précités, afin que les frais engagés par ses soins soient compensés. L'importance et la fréquence des déplacements qu'un agent peut être amené à effectuer dans l'exercice de ses fonctions doit amener la collectivité ou l'établissement public à privilégier l'usage des véhicules de service afin qu'un agent ne se trouve pas dans une situation de remboursement défavorable.
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Mardi 13 octobre 2009

UNSA-Infos - Numéro 487  -  13 octobre 2009

 

http://www.unsa.org/

 

 

Mettre un terme à des règles d’organisation du travail
qui mettent en danger les salariés

 

 

24 salariés de France-Telecom se sont suicidés. Derrière ce drame, on découvre des règles d’organisation du travail scandaleuses, établies au mépris de la santé morale et physique des salariés.

La hiérarchie de cette entreprise a mis au point un management qui privilégie la productivité à tout prix.

Cette situation, hélas, existe dans beaucoup d’entreprises. De nombreux employeurs ont modifié l’exercice réel du contrat de travail, en passant d’un contrat de travail à exécution de tâches à un contrat de travail avec un objectif de résultats.

 

L’UNSA, dès l’année 2002, a tiré la sonnette d’alarme. Nous avions fait campagne au moment des élections prud’homales de 2002 contre le harcèlement moral.

Nous avions aussi, lors de notre dernier congrès de Nantes, dans le cadre des droits sociaux fondamentaux, réaffirmé l’importance de la santé au travail.

Enfin, à la fois pour former nos équipes syndicales à cette question importante et pour alerter les pouvoirs publics, nous avions organisé deux journées de réflexion :

- une concernant les violences faites aux femmes au travail, avec notre ami Claude Katz, avocat au barreau de Paris, et l’association européenne contre les violences faites aux femmes ;

- une autre sur le thème « ne plus aller travailler la peur au ventre », journée réalisée avec la CGC qui définissait un certain nombre de pistes en matière de prévention.

 

Il aura malheureusement fallu attendre le drame de France-Telecom pour que l’on fasse de cette question, comme le demandait l’UNSA, une priorité nationale.

Ainsi, le ministre du Travail vient de proposer des négociations dans toutes les entreprises.

Pour l’UNSA, c’est positif, d’autant plus que nous ne pouvons oublier les difficultés du patronat à accepter de négocier la santé au travail. Ainsi, l’accord interprofessionnel sur le stress a été le fruit de très longues négociations et n’a pas trouvé son application aujourd’hui dans les entreprises. Le dernier accord concernant la médecine du travail n’a pas abouti.

 

Pour l’UNSA, si l’on veut négocier réellement, il faut accepter que le CHSCT dont il faut renforcer les pouvoirs et les moyens, puisse valablement discuter et s’opposer, s’il le faut, à certaines formes d’organisation du travail. Il faut aussi certainement revisiter tout ce qui entoure la médecine du travail, les médecins inspecteurs du travail, afin de les doter de toute l’indépendance nécessaire pour qu’ils agissent.

 

L’UNSA privilégie bien sûr la prévention à la réparation, mais souhaite néanmoins garder un arsenal de sanctions contre les employeurs qui mettent la santé matérielle et morale de leurs salariés en danger.

Nous remarquons d’ailleurs que, régulièrement, la Chambre Sociale de la Cour de Cassation rappelle à l’ordre les employeurs, mais en vain.

Ce sujet devrait être, selon nous, un sujet commun à tout le syndicalisme, car il s’agit des conditions de travail de tous les salariés.

 


L’intersyndicale continue son action

Le 7 octobre, dans toute la France, 7 syndicats sur 8 ont répondu à l’appel de la Confédération Syndicale Internationale « Pour le travail décent ».

 

Nous avons pu constater, ce qui conforte nos analyses, que les rassemblements, meetings ont été des succès et pas les manifestations.

L’intersyndicale a décidé de poursuivre ses travaux et se réunit le 12 octobre au siège de la CGT pour préciser deux ou trois revendications concernant les inégalités sociales et l’emploi que nous ferons connaître largement auprès des salariés.

Il s’agira ensuite de définir les modalités d’action appropriées à la situation. En tout état de cause, comme le souhaitait l’UNSA, l’unité syndicale se maintient car la situation sociale l’exige.

 

 

Un bon congrès pour la fédération du Commerce UNSA

Succès en termes de participation : 130 délégués d’entreprise se sont réunis pendant trois jours.

Au menu : le développement de l’UNSA dans les branches du commerce et des services, l’implantation de nouvelles équipes et des objectifs de développement fixés par la fédération.

Jean Grosset participait aux travaux du congrès. Une nouvelle équipe a été élue.

 

 

Congrès de l’USAJ-UNSA

Le Congrès national de l’USAJ (Union syndicale autonome justice) s’est tenu les 7 et 8 octobre à la Grande Motte, en présence de la Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie et du secrétaire général de l’UNSA, Alain Olive qui est intervenu sur l’avenir du syndicalisme.

Les débats ont été largement consacrés à l’actualité de la fonction publique de l’État et en particulier aux évolutions du métier de greffier.

A l’issue des travaux, studieux et riches, Philippe Gilabert a été réélu secrétaire général de l’USAJ-UNSA.

 

 

Le 16 octobre, journée d’action des retraités

L’UNSA-Retraités appelle les retraités à participer aux actions décidées localement, à l’échelon départemental ou régional, par les instances des organisations syndicales de retraités : CGT, CFDT, CFE-CGC, FGR-FP et UNSA.

 

Cette action est destinée à défendre les revendications suivantes :

- maintien du pouvoir d’achat avec un effort plus important pour les revenus les plus modestes,

- amélioration de la prise en charge des dépenses de santé (forfait hospitalier, dépassement d’honoraire, suppression des franchises,…)

- amélioration des mesures concernant la perte d’autonomie (abandon du projet gouvernemental de libéraliser donc d’augmenter le coût d’hébergement dans les maisons de santé, revalorisation de l’APA,…)

 

 

Résultats d’élections professionnelles

Lors des élections pour désigner les représentants du personnel au Comité Technique Paritaire dans 9 DREAL (nouvelles Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, ex-Équipement), l’UNSA obtient 277 sur 2739 suffrages exprimés, soit 10,37 %. Ce score la place en quatrième position à un demi point derrière la CFDT.

 

Les élections professionnelles se sont déroulées le 7 octobre dernier au sein de la société d’autoroutes AREA. L’UNSA progresse fortement avec 17,47 % des voix et devient la troisième organisation syndicale après la CFDT et la CGT, SUD et la CFTC n’ayant pas obtenu 10 %. Ce score contribue à confirmer notre représentativité dans le secteur autoroutier.

 

Créé en octobre 2008 par le Président de la république, le Fonds stratégique d’investissement a pour mission d’aider les entreprises françaises ayant besoin de trouver des investisseurs stables pour financer leurs projets de développement. Le 8 octobre 2009 se sont déroulées les premières élections des délégués du personne. Les listes de l’UNSA recueillent 28 voix sur 32 électeurs inscrits et obtiennent les 2 postes de délégués du personnel.

 

Avis défavorable de l’UNSA sur le PLFSS 2010

A l’occasion de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2010 par les conseils des différentes caisses nationales de sécurité sociale, l’UNSA a émis un avis négatif sur le texte élaboré par le gouvernement.

 

A cette occasion, les représentants de l’UNSA ont insisté sur notre inquiétude quant au creusement des déficits sans que ceux-ci fassent l’objet d’un début de réflexion sur leurs financements.

Rappelons que le déficit de la sécurité sociale pour 2009 sera de 24 milliards d’euros et de plus de 30 milliards, en prévisionnels pour 2010.

 

L’UNSA a par ailleurs rappelé son désaccord avec les nouvelles mesures de déremboursement des médicaments et d’augmentation à 18 euros du forfait journalier hospitalier.

 

 

Audience parlementaire sur la santé au travail

Le 7 octobre, une délégation de l’UNSA conduite par François Joliclerc, secrétaire national, a participé à une table ronde à l’assemblée nationale. Organisé par Monsieur Vercamer, député chargé d’un rapport sur la santé au travail dans le cadre de l’examen de la partie travail du Projet de loi de finances 2010, cette table ronde réunissait les partenaires sociaux.

 

L’UNSA a particulièrement attiré l’attention sur la problématique de la souffrance au travail. Cette intervention s’est appuyée sur le témoignage de Sébastien Crozier, membre de notre délégation et président du syndicat UNSA/CFE-CGC de France Télécom.

 

 

17 octobre 2009, Journée Mondiale du refus de la misère

Le collectif Alerte - Partenaires sociaux a adressé un message de soutien aux personnes aujourd’hui atteintes par la crise et à celles qui subissent la misère depuis trop longtemps afin de se mobiliser ensemble avec et  pour les plus fragiles.

 

Les plus pauvres et leurs familles sont les premiers et les plus durement frappés par la crise. Une attention prioritaire doit leur être apportée pour qu’ils ne soient pas les oubliés dans ce contexte. Le collectif Alerte-Partenaires sociaux considère que c’est l’affaire de tous et de chacun : dans son voisinage, son entreprise, sa famille et c’est aussi l’affaire de tous les acteurs du champ social, économique et politique.

Très attaché au principe d’égalité, à l’accès et à l’effectivité des droits de tous pour tous, le collectif  demande la mise en œuvre de dispositions particulières en direction des plus pauvres.

 

L’UNSA avec les organisations membres du collectif, participera au rassemblement place du Trocadéro à Paris au côté de nombreux partenaires

 

 

Une bataille gagnée pour le collectif « Pas de Bébé à la consigne »

Depuis le printemps 2009, l’UNSA et ses syndicats du secteur de la Petite enfance avec les associations de professionnels mènent une campagne de sensibilisation sur la qualité d’accueil des jeunes enfants de 0 à 3 ans dans les structures collectives. Le collectif « Pas de Bébé à la consigne » a recueilli plus de 23.000 signatures. Malgré cette mobilisation, le gouvernement entend modifier le taux d’encadrement des jeunes enfants afin d’augmenter la capacité d’accueil des structures.

 

Lors du passage du décret au CA de la CNAF, l’UNSA a dénoncé la précipitation avec laquelle le gouvernement veut répondre aux besoins d’offre d’accueil des jeunes enfants, et à la pénurie de professionnels qualifiés. Cette orientation conduit à une dégradation des dispositifs existants au détriment des attentes des familles. Rien n’est fait en concertation avec les professionnels afin de relancer un plan national ambitieux de formation d’auxiliaires de puériculture et ainsi répondre en partie aux besoins.

Au terme du débat, le gouvernement a accepté de retravailler le décret avec l’ensemble des acteurs (partenaires sociaux, organisations professionnelles).

Pour l’UNSA, ce dossier doit faire l’objet d’une discussion approfondie sur la qualité du service rendu car tous les métiers de l’accompagnement des personnes fragiles connaissent les mêmes problématiques du fait de besoins importants et de personnels insuffisamment qualifiés et rémunérés.

 

 

Salariés sans papiers : une lettre au Premier ministre

Le 2 octobre 2009, l’UNSA et dix organisations syndicales et associations, ont adressé une lettre à Monsieur Fillon pour demander une circulaire de régularisation des salariés sans-papiers.

Les signataires de ce courrier, l’UNSA, la CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires, la LDH, la Cimade, RESF, Femmes Égalité, Autremonde et Droits devant !!, demandent des critères améliorés et simplifiés par rapport aux textes existants, appliqués dans l’ensemble du territoire national ainsi qu’une procédure garantissant un traitement juste et égalitaire.

 

L’UNSA qui a toujours défendu l’égalité de traitement entre tous les salariés quelle que soit leur situation administrative, demande la régularisation des salariés sans papiers qui travaillent.

 

 

La France au travail : un colloque de l’IRES

L'IRES organise ses Entretiens le 15 octobre prochain au Conseil économique, social et environnemental. Ils seront centrés sur l'ouvrage de Patrick Gonthier, secrétaire général de l’UNSA Éducation : "La France du travail", publié par l'IRES.

 

Les militants de l'UNSA sont invités à y participer. Pour cela, il leur suffit de s'inscrire sur le site de l'IRES à l’adresse suivante :

http://www.ires.fr/Les-Entretiens-de-l-IRES-jeudi-12

 

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Mardi 6 octobre 2009

La révolution a commencé
dans le paysage syndical

Marc Landré
05/10/2009 | Mise à jour : 20:25 |
Le Figaro
Chaque centrale est obligée de revoir son positionnement sur l'échiquier pour subsister.Ce qui entraînera, à terme, une recomposition inédite et radicale de la représentativité.

La CGT, mi-réformiste, mi-contestataire

Mais d'un autre côté, elle montre tous les signaux d'un « syndicat responsable » qui participe à la construction de solutions de sortie de crise, accepte toutes les sollicitations du chef de l'État et a acté dans ses pratiques le principe de la négociation, complémentaire à celui de la lutte. « Bernard Thibault veut représenter les pôles de la rupture et de la réforme, affirme Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail. Il veut imposer la CGT comme un interlocuteur constructif aux yeux du gouvernement et du patronat tout en restant revendicatif. »

Le leader de la CGT s'est ainsi ostensiblement affiché fin août aux côtés de François Chérèque lors de l'université d'été de la CFDT. Cette « collusion » suscite quelques contestations parmi les gauchistes de la CGT qui accusent leur secrétaire général de « CFDTiser » leur syndicat et de passer plus de temps à l'Élysée que dans les entreprises en lutte.

Autre ligne de force : la CGT câline les jeunes et les nouvelles formes de salariat, notamment dans le tertiaire et le commerce. Bernard Thibault évite désormais les discours à l'emporte-pièce pour ne pas effrayer de possibles nouveaux adhérents. Il y a urgence : 20 % de ses troupes viennent de cinq entreprises à statut (EDF, La Poste, SNCF, RATP et Gaz de France) et la moitié de ses militants partiront en retraite d'ici à dix ans.

La CFDT se concentre sur le local

Son alliance de circonstance avec Bernard Thibault, au-delà de leurs divergences de fond, vise à durcir l'image de la CFDT et se débarrasser de l'étiquette du syndicat consensuel qui signe tous les accords. La présence de la CFDT dans l'intersyndicale depuis le début de l'année et sa participation à toutes les mobilisations unitaires - alors que les manifestations sont loin d'être sa tasse de thé - participent de cette stratégie de pseudo-radicalisation.

FO engluée dans l'opposition systématique

Autre handicap, la centrale de Jean-Claude Mailly est toujours traversée par une multitude de courants et pensées dont il est difficile de faire la synthèse. La prééminence d'un groupe trotskiste, minoritaire en pourcentage, mais très influent, complique la mutation de la centrale.

La CFTC face à son destin

La centrale chrétienne est celle qui souffre le plus, perdant sa représentativité dans nombre d'entreprises (notamment publiques) faute d'atteindre la barre fatidique des 10 %. Elle est d'autant plus en difficulté qu'elle a longtemps refusé toutes les avances d'union, certaine que sa spécificité chrétienne suffirait à la sauver. « La CFTC se démantèle et voit ses syndicats quitter le navire, morceau par morceau, sans contrôle du commandant » , constate le leader d'une centrale concurrente. « Les autres syndicats attendent son avis de décès pour se partager ses restes », admet Jean-Dominique Simonpoli, de l'association Dialogues.

La CFE-CGC au bord de l'implosion

La centrale des cadres subit une crise dont elle pourrait ne pas se relever. L'actuel président, Bernard Van Craeynest (BVC), veut transformer la CFE-CGC en syndicat généraliste pour passer le cap des 10 % dans les entreprises et s'allier avec l'Unsa ou la CFTC. Mais une frange importante de ses militants, emmenée par les fédérations de la métallurgie - dont il est issu - et de la chimie, entendent rester catégoriels. « Il n'y a plus de pilote dans la maison CGC », confirme un connaisseur des questions syndicales.

L'Unsa continue sa lente progression

Après l'arrêt du processus de fusion avec la CFE-CGC, l'Unsa a changé de stratégie en cherchant à implanter des représentants de sections syndicales. Objectif : occuper le terrain dans l'attente des élections. « C'est plus facile pour nous que pour les centrales qui ont perdu leur représentativité parce qu'on a toujours dû démontrer notre activité pour avoir le droit de se présenter aux élections », commente Alain Olive, son secrétaire général, qui garde « la porte ouverte » pour une alliance avec une organisation de type réformiste.

Solidaires joue la carte de la radicalisation

Chez SUD, peu de changement. Le mouvement le plus radical prône toujours la « coordination de toutes les luttes ». Et appelle à « la grève générale » pour obtenir par la force « les mesures à la hauteur de la crise ».

Sa présence dans l'intersyndicale donne à l'alliance Solidaires une visibilité inespérée dont elle espère tirer profit en séduisant les non-syndiqués radicaux et les déçus de la stratégie d'ouverture de la CGT.

 

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Mardi 1 septembre 2009

 

 

 

UNSA-Infos - Numéro 481  -  1er septembre 2009

 

http://www.unsa.org/

 

L’impératif de rentrée pour l’UNSA :
défendre les emplois, protéger les salariés

Plus de 10.000 demandeurs d’emploi en plus en juillet. Comme d’habitude, les jeunes, les femmes et les plus de 50 ans sont les plus touchés. Le chômage des plus de 50 ans augmente de près de 30% sur un an. Les négociations sur les seniors qui doivent aboutir à la fin de l’année 2009 dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés devront permettre de remédier à cette pratique discriminatoire qui consiste à faire des salariés âgés la première variable d’ajustement du marché du travail.

Même si les motifs d’entrée à Pôle Emploi restent concentrés sur les fins de CDD et les fins d’intérim, les licenciements pour motif économique augmentent de 4,4% au mois de juillet et la reprise des plans sociaux à la  rentrée vont aggraver ce chiffre.

Pour l’UNSA, l’essentiel est de maintenir les emplois et de protéger les salariés dans les entreprises. C’est le but de notre action syndicale tant au niveau national qu’au niveau local sur le terrain, dans les entreprises. Par exemple, une meilleure indemnisation du chômage partiel  que nous avons imposée au gouvernement a permis à ce jour de sauver des milliers d’emplois (l’accord national interprofessionnel du 8 juillet 2009 a acté cette question).

Reste à instaurer une meilleure indemnisation des chômeurs en fin de droits, à s’assurer du réel reclassement des salariés licenciés et à s’attaquer enfin  à ce fléau qu’est le chômage des jeunes.

Ces questions essentielles seront la feuille de route de l’UNSA dans les mois à venir et devraient être à nouveau traitées lors de la prochaine intersyndicale qui doit se tenir au début septembre.

 

 

Rentrée scolaire 2009

Ne rajoutons pas à la crise celle de l’éducation

Dans les écoles, la rentrée se fait avec un affichage de 500 postes supplémentaires pour accueillir 17.000 élèves de plus. Or, depuis 3 ans, l’exécution du budget montre que la totalité du plafond des emplois n’est pas utilisée accroissant ainsi, en catimini, les économies budgétaires. C’est la scolarisation des enfants de deux ans qui est frappée de plein fouet : elle s’établit aujourd’hui à 18,4% contre 36% en 2000 et ne couvre désormais même plus les besoins dans l’éducation prioritaire.

Dans le second degré, ce sont 6000 emplois qui passent à la trappe dont 3000 moyens de remplacement. Cela se traduit par des alourdissements d’effectifs et une nouvelle diminution de l’offre éducative alors que la démographie scolaire indique une augmentation importante des effectifs dans les collèges (+16.300 élèves).

Dans cette situation, l’annonce de 16.000 suppressions dans le budget 2010 est catastrophique. Cette politique budgétaire va à rebours de la vague démographique que connaît notre pays.

Coté éducatif dans le premier degré, les enseignants restent au mieux dubitatifs, au pire hostiles à une avalanche de réformes (aide individualisée, stage de remise à niveau, nouveaux programmes, évaluations…) dont ils ne voient ni le sens, ni l’utilité pour leurs élèves, notamment les plus en difficulté.

Dans le second degré, c’est d’abord le lycée professionnel qui connaît les plus grands changements à cette rentrée avec l’entrée en application de la réforme du bac pro en 3 ans. Elle se traduit surtout par une optimisation de la gestion des moyens en rationalisant les structures et les capacités d’accueil. En clair, ces réductions se font au profit des formations en apprentissage hors du service public d’Éducation.

En période de crise, il faut cesser d’aller à contre courant du nécessaire investissement dans l’éducation et la formation. Pour le SE-UNSA, il y donc a urgence à changer de cap !

Christian Chevalier

Secrétaire Général du SE-UNSA

Pour l’UNSA, pas de remise en cause des bonifications des mères de famille

A la suite de plusieurs jugements, le gouvernement s’est emparé de la question des bonifications de trimestres pour les mères de famille (huit trimestres par enfant).

L’UNSA rappelle que cette mesure a d’abord pour effet de prendre en compte, en faible partie, l’écart de rémunérations et de carrières entre les femmes et les hommes. Cette situation mérite d’être compensée au moment du départ à la retraite.

L’UNSA rappelle que, même avec ces bonifications, les retraites des femmes restent inférieures d’environ 35% de celles des hommes.

C’est pourquoi, l’UNSA n’acceptera aucune remise en cause, même partielle, de ces bonifications.

 

 

Résultats d’élections professionnelles

Les élections professionnelles de la société Servair Réunion se sont déroulées le 26 Août 2009. L’UNSA très présente dans l’entreprise emporte plus de 83,42% des voix des salariés. L’UNSA devient ainsi majoritaire au comité d’entreprise.

Avec 151 voix, l’UNSA détient les 5 postes de titulaires et 5 postes de suppléants au CE.

 

Mobilité et parcours professionnels dans la Fonction publique

Le Parlement a définitivement adopté la loi relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la Fonction publique, le 3 août 2009.

 

Cette loi est particulièrement dense puisque son objet dépasse largement la seule mobilité professionnelle.

 

Au-delà des dispositions relatives au droit à la mobilité ou à l’assouplissement des détachements sur lesquels nous sommes globalement favorables, le gouvernement a souhaité maintenir les dispositions que nous avions fortement contestées dans un cadre intersyndical fonction publique, à savoir :

- la mise en place d’un congé de réorientation professionnelle en cas de restructuration d’une administration et de suppression d’un emploi de fonctionnaire. En effet la possibilité pour l’administration de mettre en disponibilité d’office ou le cas échéant à la retraite un fonctionnaire qui a refusé successivement trois offres d’emploi public ne peut être accepté.

- L’ouverture de la possibilité d’emploi à temps non complet, même à titre expérimental pour les fonctionnaires de l’État.

- L’ouverture de la possibilité de recours à l’intérim pour les administrations de l’État et les collectivités territoriales.

 

Aussi l’importance des dispositions contenues dans cette loi nécessite une étude approfondie et fera l’objet de discussion au sein d’un groupe de travail organisé par l’UNSA Fonctionnaires.

 

 

 

Rappel !

En partenariat avec l’UNSA

 

Festival de Théâtre « Rencontres Seul en Scène »

 

1ère et unique manifestation théâtrale en France consacrée
spécifiquement aux différentes déclinaisons de monologues

 

10 Artistes - 10 Auteurs - 10 Spectacles

 

Du jeudi 10 au dimanche 13 septembre 2009

 

Théâtre Le Trianon

80 bd Rochechouart – 75018 Paris – M° Anvers

Renseignements : 01 47 70 79 11 - www.rencontresseulenscene.fr

Réservations : FNAC 0892 707 507 (0.34 cts/min) - Tarif public : 25 €

 

 

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Vendredi 28 août 2009

 

 

 

 

 

CGT et FSU ont entamé un rapprochement

 

[ 19/08/09  ] 2 commentaire(s)

 

La réforme de la représentativité dans le secteur privé fête demain son premier anniversaire. Elle a déjà commencé à sérieusement bousculer le paysage syndical, où les grandes manœuvres se sont engagées.

 

Les plus petites organisations sont celles qui pâtissent le plus de la réforme.

  Le 20 août 2008 était définitivement adoptée la réforme de la représentativité syndicale. Un an après, la révolution a commencé à faire des morts, surtout chez les plus petits syndicats. Elle a aussi provoqué le début de grandes manœuvres, plus ou moins discrètes, alors que tous les syndicats, sauf FO et la CFTC, vont tenir leur congrès dans l'année qui vient.

Les actes de décès ne sont que rarement publiés. Mais l'obligation de faire au moins 10 % aux élections dans les entreprises pour avoir un délégué syndical et pouvoir négocier des accords commence déjà à simplifier le paysage syndical dans de nombreuses sociétés, au fur et à mesure que sont renouvelés les élus du personnel. Bien sûr, la CGT et la CFDT connaissent des échecs, par exemple aux Caisses d'Epargne de Franche-Comté pour la première ou chez Goodyear Amiens pour la seconde. Mais le couperet tombe surtout sur les autres organisations.

Lourd tribut pour la CFTC

Si la préservation temporaire d'une représentativité spécifique pour les cadres protège la CGC dans de nombreux endroits, elle ne suffit pas toujours. FO, elle, a par exemple perdu sa représentativité chez AXA. La CFTC a aussi disparu au niveau du groupe AXA ou encore au niveau national à la SNCF. Il n'y a pas encore de statistiques nationales - le ministère du Travail s'apprête à lancer l'appel d'offres ad hoc -, mais il semble bien que la centrale chrétienne paie un tribut encore plus lourd que les autres à la réforme, qu'elle avait refusé d'avaliser, comme la CGC et Force ouvrière.

Alors que tout retour en arrière est exclu, la CFTC n'en démord pas, inscrivant même au programme de son université d'été en fin de semaine prochaine un débat anachronique sur « comment et pourquoi la loi doit évoluer ». Y participeront un représentant de Force ouvrière et un autre de la CGC. Un signe : d'autres discussions ont été engagées de façon plus discrète avec les deux organisations au niveau confédéral et aussi dans certaines fédérations avec l'un et/ou l'autre (CFTC et CGC dans la fonction publique, par exemple) pour voir comment travailler ensemble.

La centrale de l'encadrement y a intérêt. La façon très personnelle et exclusive dont son président, Bernard Van Crayenest, a mené le projet de fusion avec l'Unsa a mis son organisation en ébullition et il a dû le remiser officiellement au printemps. Mais, depuis, écartelée entre les partisans d'un recentrage sur les cadres (parmi lesquels la métallurgie) et ceux en faveur d'une inter professionnalisation (comme la banque), elle est en difficulté, alors que son prochain congrès a été repoussé de décembre 2009 à février 2010.

De son côté, à défaut d'un mariage avec la centrale de l'encadrement, l'Unsa, en congrès en novembre prochain, fait feu de tout bois pour s'implanter dans les entreprises. Quitte à débaucher, y compris à la CGC, comme chez Thomson. Dans la fonction publique, l'Unsa se trouve aussi fragilisée puisqu'elle a perdu sa représentativité dans la territoriale (*) et qu'une partie de la police est partie à FO.

 

Initiatives communes

Très mouvante du côté des plus petits syndicats, la situation évolue de façon plus structurée du côté de la CGT et de la Fédération syndicale unitaire (FSU), dont les secrétaires généraux, Bernard Thibault et Gérard Aschieri, se sont rencontrés discrètement le 10 mars dernier pour engager un rapprochement. Des groupes de travail ont été constitués pour plancher sur des initiatives communes, alors que les deux organisations tiendront leur congrès bientôt (du 7 au 11 décembre pour la CGT et du 1 au 5 février pour la FSU). Il a même été un temps envisagé d'organiser un débat commun sur l'avenir du syndicalisme. Mais, alors que la CFDT, en congrès en juin prochain, s'interroge sur sa stratégie, les deux centrales, prudentes, vont commencer par des « initiatives nationales » : un colloque sur la formation professionnelle en novembre, avant un autre plus tard sur l'« accueil de la petite enfance ».

La perspective de l'extension de la réforme de la représentativité à la fonction publique ne laisse pas beaucoup de choix à la FSU, qui, soucieuse de ne pas se retrouver satellisée par la CGT et de limiter la contestation interne, a aussi renforcé ses contacts avec Solidaires. Totalement absente des entreprises, la FSU est restée concentrée dans la fonction publique de l'Etat et, surtout, chez les enseignants. La validation législative de l'accord sur le dialogue social conclu mi-2008 n'aura pas lieu avant le premier semestre de 2010 et un délai est prévu pour son entrée en application jusqu'en 2013. Mais c'est déjà demain.

LEÏLA DE COMARMOND, Les Echos
 

 

Les nouvelles règles en vigueur 

La loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale, en vigueur depuis le 1 janvier, modifie en profondeur les règles du dialogue social. Pour être représentative et habilitée à négocier des accords d'entreprise, une organisation syndicale doit désormais recueillir au moins 10 % des voix aux élections professionnelles (comité d'entreprise, délégués du personnel). Au niveau des branches, ce taux est fixé à 8 %, et au niveau interprofessionnel, à 10 %. Autre nouveauté très importante : pour être valable, un accord d'entreprise devra recueillir la signature de syndicats représentant au moins 30 % des salariés de l'entreprise. Elle impose aussi aux syndicats et au patronat la publication de leurs comptes (« Les Echos » du 11 août).

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(*) Faux, au contraire elle l'a gagné…

 

 

Représentativité syndicale : la Cour de cassation déjà à l’œuvre

[ 19/08/09  ]

 

La haute juridiction civile n'a pas traîné. Le mois dernier, moins d'un an après la publication de la réforme de la représentativité, elle a déjà rendu quatre premiers arrêts importants.

   

Pour justifier de l'existence d'une section syndicale dans une entreprise, la jurisprudence antérieure affirmait qu'il n'y avait pas à faire la preuve de l'existence d'adhérents, la désignation d'un délégué syndical par la CGT, la CFDT, FO, la CFTC ou la CGC en créant la présomption. La réforme a modifié cela. Elle impose désormais à toute section syndicale d'avoir « plusieurs adhérents », condition sine qua non pour que puisse être désigné un délégué syndical. Mais, dans différents arrêts, et en particulier celui concernant la société Okaidi, la Cour de cassation édicte plusieurs règles afin d'éviter qu'un employeur n'utilise les informations pour empêcher l'implantation de syndicats. La haute juridiction avertit que la preuve ne doit en être apportée qu'en cas de contestation. En outre, elle interdit la divulgation d'« éléments susceptibles de permettre l'identification des adhérents », dont l'identité ne peut être rendue publique qu'avec l'accord exprès des personnes concernées. Seul le juge pourra prendre connaissance des informations nominatives. La Cour de cassation ajoute qu'il suffira, pour apporter la preuve de l'existence d'une section syndicale, de justifier qu'elle comporte « deux adhérents au moins ».

l Respect des valeurs républicaines 

Jusqu'à la réforme, l'« attitude patriotique pendant l'Occupation » était une des conditions de la présomption irréfragable de représentativité qui permettait aux cinq confédérations de pouvoir s'implanter dans n'importe quelle entreprise. Lui a été substitué le « respect des valeurs républicaines ». Dans un arrêt concernant la Société Veolia Transport Bordeaux, la Cour de cassation précise qu'aucun syndicat n'a à en apporter la preuve de lui-même. D'une part, celle-ci ne s'impose qu'en cas de contestation du respect par un syndicat des valeurs républicaines. D'autre part, le cas échéant, c'est au plaignant, soit, dans l'affaire examinée, l'employeur, qu'« incombe la charge de la preuve ».

l Désignation d'un représentant syndical au CE 

Auparavant, de fait, seuls les syndicats représentatifs ou présumés représentatifs avaient le droit de désigner un représentant syndical au comité d'entreprise. Depuis la loi du 20 août 2008, « chaque organisation syndicale ayant des élus, sans autre condition », a la faculté de désigner un tel représentant, affirme la Cour de cassation dans un arrêt concernant le syndicat Solidaire de Group 4 Sécuricor.

l Période transitoire 

La présomption irréfragable de représentativité, dont bénéficient la CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CGC, continue à s'appliquer jusqu'aux premières élections intervenant après la loi du 20 août 2008, précise ce même texte. Mais cela ne suffit plus à justifier la désignation d'un délégué syndical. Celle-ci peut être contestée si la section syndicale de l'entreprise ne comporte pas « deux adhérents au moins ».

L. DE C., Les Echos

Retrouvez le texte intégral des arrêts de la Courde cassation sur   www.lesechos.fr/documents

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Par Unsa Inter-co 35 Territoriaux - Publié dans : Les Echos.fr
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Réforme des collectivités

Réforme des collectivités

Le CESR Bretagne mise sur un renforcement des directives territoriales d'aménagement

Le Conseil économique et social régional (CESR) Bretagne, comme l'ont fait la plupart des CESR, a décidé de se saisir du dossier de la réforme des collectivités locales, et plus particulièrement du positionnement de la région dans ce nouveau contexte. Il avance plusieurs propositions dans un rapport publié en juin 2009.


Le CESR Bretagne estime naturellement qu'il faut "conforter la région, collectivité territoriale d'avenir". "Le rôle de la région doit être renforcé dans la nouvelle organisation décentralisée de la République", signale ainsi le document, proposant de donner à la région à la fois un "outil prescriptif de définition stratégique", et un "outil permanent de concertation stratégique".


Concernant la définition de la stratégie, le Conseil avance l'idée de régionaliser et d'étendre le champ de la Directive territoriale d'aménagement (DTA). Cette directive est un outil juridique qui permet à une collectivité de formuler, sur un territoire donné, des obligations ou un cadre particulier concernant l'environnement et l'aménagement du territoire. "La DTA fixerait ainsi les orientations fondamentales de la région en matière d'aménagement et d'équilibre entre les perspectives de développement économique, de protection et de mise en valeur des territoires, explique le rapport, elle fixerait les principaux objectifs de la région en matière de localisation des grandes infrastructures de transport et des grands équipements, ainsi qu'en matière de préservation des ressources en eau, de l'environnement et des espaces naturels, des sites et des paysages" et "engloberait également les orientations stratégiques en matière de politiques d'éducation, de formation et d'emploi".


Côté concertation, le CESR préconise la création d'une "conférence régionale permanente des exécutifs locaux", un peu à l'image de la proposition de la commission Bélot qui, dans son rapport présenté le 17 juin dernier (voir ci-contre : "Pour le Sénat, mieux vaut des instances de concertation que des conseillers territoriaux"), suggère, elle, d'instituer un véritable conseil régional des exécutifs. Le CESR s'inspire de l'expérience menée en Bretagne, à travers le "B15", une instance de concertation qui rassemble le conseil régional, les quatre conseils généraux et les dix communautés urbaines et d'agglomération actuelles. Des représentants auxquels le CESR ajouterait le préfet de région, le président du CESR et, ponctuellement, des acteurs régionaux mobilisés sur des actions précises.


Enfin, le conseil propose de donner à la région "des compétences structurantes renforcées", dont la responsabilité du développement économique. "Il est temps que la région puisse mener une véritable politique économique, notamment industrielle, apte à renforcer les atouts et à corriger les faiblesses structurelles du tissu régional", indique ainsi le rapport, citant l'exemple des pôles de compétitivité, dont la région pourrait être le chef de file quant à leur gestion. Autres compétences demandées : la politique énergétique régionale et la formation, avec une compétence "exclusive". Quant à l'emploi, le CESR estime aussi que le binôme Etat/région devrait apparaître plus clairement, avec l'un, l'Etat, qui définirait le cadre des politiques d'emploi, et l'autre, la région, qui serait chargée de coordonner l'ensemble des actions.

 

Emilie Zapalski

Localtis.info 

publié le 30 juin 2009

 

A.D.E.I.C.


Association de Défense, d’Education et d’Information des Consommateurs (ADEIC)

 

Notre association a pour objectifs d’éduquer les consommateurs, et notamment les jeunes, afin qu’ils soient des citoyens-consommateurs avertis, d’informer, aider et conseiller nos adhérents pour résoudre les litiges de la vie quotidienne et faire connaître leurs droits.

 

Comment ?

Nous aidons les consommateurs à régler leurs litiges avec des professionnels par le dialogue et la négociation amiable. Mais nous pouvons aussi, quand il ne reste que cette solution, accompagner nos adhérents dans leurs démarches judiciaires .

 

Nous sommes présents dans les instances de concertation territoriales afin de défendre les intérêts collectifs des consommateurs. Nous participons régulièrement à des actions et manifestations  collectives.

 

ADEIC :

 

189 rue de Châtillon 35000 RENNES

( 02 99 51 63 63

www.adeic.asso.fr

 

 

 

La CNIl: pouvoirs indépendance

Les limites des pouvoirs de la CNIL et de son indépendance (11/06/2009)

Edito

 

 L'information est peut être passée inaperçue mais il faut savoir que quatre des cinq parlementaires membres de la CNIL ont voté pour la loi Hadopi ; ils ont, en fait, suivis les consignes de vote de leurs partis... alors même que la CNIL avait pourtant émis de vives critiques à l'encontre du projet de loi Création et internet.


En mars dernier, le Canard Enchaîné relevait que les cinq "personnalités qualifiées" censées renouveler le staff des "commissaires" de la CNIL "sont toutes membres ou apparentées du parti majoritaire à l'Assemblée Nationale", ce qui portait "à 11 sur 17 les membres de la Commission d'avance acquis aux positions du gouvernement" et le cher volatile de conclure caustiquement : "Pratique, non ?"


 Le Parti socialiste avait pour sa part désigné un sénateur qui semblait autant s'y connaître en matière d'informatique et de libertés que le quidam moyen dont je fais partie s'y connaît en matière de "caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales" (ce sénateur en étant le président)


Précisons tout de même que le président de la CNIL, M. Alex Türk a voté pour l'Hadopi, alors même que la CNIL venait précisément de se répandre dans la presse pour rappeler qu'elle avait émis de très vives réserves, et critiques, à l'encontre du projet de loi "Création et Internet" !


Ceci pose, bien évidemment, le problème de l'indépendance de la CNIL qui constitue l'une des seize autorités administratives par la loi et dont les membres, en vertu de son article 21 "ne reçoivent d'instruction d'aucune autorité".


Certes, l'on peut objecter, en toute impartialité, qu'un parti politique n'est pas une "autorité". Mais la question de l'indépendance des commissaires de la CNIL dès lors que les parlementaires qui y siègent votent, non pas tant en fonction de ce qu'ils défendent par ailleurs en tant que membres de la CNIL, mais en tant que députés de leurs partis se pose réellement.


Rappelons les missions de la CNIL ; ses missions encadrées par les articles 11-2°- f et 44 de la loi "informatique et libertés" ; l'article 21 précise notamment que les ministres, autorités publiques, dirigeants d'entreprises publiques ou privées, responsables de groupements divers et plus généralement les détenteurs ou utilisateurs de traitements ou de fichiers de données à caractère personnel ne peuvent s'opposer à l'action de la commission ou de ses membres et doivent au contraire prendre toutes mesures utiles afin de faciliter sa tâche.


La décision de procéder à une mission de contrôle est prise par le président de la CNIL, sur proposition du service des contrôles ; la décision de prévenir, ou non, le responsable de traitement auprès duquel est effectuée une mission de contrôle est prise au regard des caractéristiques de la mission concernée. Il peut être demandé, à cette occasion, communication préalable de documents particuliers relatifs, par exemple, aux moyens informatiques utilisés ou à l'organisation générale de l'organisme contrôlé.


La décision du président de la CNIL est notifiée au début du contrôle au responsable des lieux où se situe le ou les traitements qui font l'objet des vérifications, contre signature d'un accusé de réception.


Le procureur de la République territorialement compétent est informé, quant à lui, de la date, de l'heure et de l'objet du contrôle avant que celui-ci ne débute.


Les agents participant aux contrôles sont habilités dans les conditions prévues à l'article 19 de la loi. Ils peuvent, à la demande du président de la commission, être assistés par des experts désignés par l'autorité dont ceux-ci dépendent. Certains contrôles nécessitent des habilitations particulières prévues par la loi (fichiers relevant de l'article 26 de la loi ou du secret-défense).


La délégation de la CNIL peut demander communication de tous documents nécessaires à l'accomplissement de sa mission, quel qu'en soit le support, et en prendre copie.


Les membres de la délégation peuvent accéder aux programmes informatiques et aux données, ainsi qu'en demander la transcription par tout traitement approprié dans des documents directement utilisables pour les besoins du contrôle...etc...


Il faut souligner que l'article 51 e la loi prévoit qu'est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende le fait d'entraver l'action de la CNIL.


Qu'en est-il alors, dans les faits, de l'indépendance et des réels pouvoirs de la CNIL ? Pour revenir au vote de la loi « Hadopi », on peut se réjouir de la divergence d'appréciation entre la CNIL et son président. Sauf que, si la CNIL a eu le mérite  d'aller à l'encontre du gouvernement (même si ce dernier n'est plus du tout tenu de suivre les avis de celle-cil, ses commissaires, en tant que parlementaires, ont par contre et bel et bien suivis les consignes de leurs partis, en bons soldats sans pratiquement participer au débat.


Des collègues internautes considèrent cette situation de lamentable, estimant « la CNIL a tout l'air d'une commission fantoche aux ordres de ceux qu'elle est censée surveiller » ; d'autres vont encore plus loin, je cite : «elle est belle la CNIL, celle qui est censée protégé les utilisateurs d'internet et de la confidentialité de leurs données, elle vote pour une loi qui stipule clairement la pause de "mouchards" sur les pc et box des downloders et grâce à ce dit mouchards pourra avoir accès a toutes les données sans exceptions.Ils remettent en cause tout ce que la CNIL représente. quel belle bande de m... 


D'autres sont plus constructifs en suggérant qu'il faudrait cesser cette anomalie, supprimer la possibilité pour un parlementaire en exercice de présider une autorité administrative indépendante, désigner des magistrats de l'ordre judiciaire ou des conseillers d'Etat pour assumer les fonctions de la CNIL.


Autrement dit, la solution serait de nommer des experts indépendants, rattachés à aucune étiquette politique voire soumettre le vote de représentants de la CNIL au peuple : mais quelle utopie!

N.B : le Conseil Constitutionnel, vient de censurer, même s'il a validé la loi, le dispositif de sanction finale. Il estime que la suspension de l'abonnement en cas de téléchargements illégaux ne peut être prononcée que par un juge et non par une autorité administrative comme l'Hadopi. Cette décision est fondée sur l'idée que l'Internet "est une composante de la liberté d'expression et de consommation". En outre, la loi inversait la charge de la preuve au détriment de l'internaute. Le Conseil revient au principe général du droit : "En droit français, c'est la présomption d'innocence qui prime.". Dont acte !

 

Extrait de la lettre d’information du réseau Web et Informatique n° 200 du 11/06/09

 

A savoir

Fin de la vente des ampoules à incandescence

En application de la convention signée en octobre 2008 avec les professionnels de la grande distribution et du bricolage, les ampoules à incandescence (ou à filaments) sont progressivement retirées de la vente, alors que la part des ventes des lampes basse consommation (fluorescentes compactes), qui consomment cinq fois moins d’énergie, doit augmenter d’ici la fin 2012.

Les ampoules domestiques à incandescence (de classe D, E, F ou G) ne sont plus vendues selon le calendrier suivant :

  • juillet 2009, à partir de 100 W,
  • janvier 2010, à partir de 75 W,
  • juillet 2010, à partir de 60 W,
  • septembre 2011, à partir de 40 W,
  • janvier 2013, à partir de 25 W.

L’affichage de la classe énergétique des ampoules (de la classe A pour les plus économes à la classe G pour les plus énergivores) reste obligatoire sur leur emballage.

Par ailleurs, les lampes qui contiennent du mercure et supportent une éco-contribution à l’achat (tubes fluorescents -ou néons-, lampes fluo-compactes, à iodure métallique, aux halogénures métalliques, sodium, à vapeur de mercure, à leds) doivent être recyclées en fin de vie.

 

Convention sur le retrait de la vente des ampoules à incandescence (...) Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer Recylum, l’organisme agréé pour la collecte et le recyclage des lampes (...)

 
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